Asphodèle le Prieuré

Le vocable de Saint Martin Évêque de Tours (315-397) fut un saint très populaire en son temps et donna son nom à de nombreuses églises. L’origine du prieuré est incertaine.
Un prieuré à l’origine était une succursale d’une abbaye mère qui ayant reçu des terres les faisait fructifier en favorisant l’installation de quelques moines. Trois abbayes environnante ont eu des droits féodaux sur le village de Cézas. Par la suite, de simples cures sont transformées en prieuré. Cette hypothèse ne peut être éliminée pour St martin de Cézas

On peut évaluer la date de construction de l’église au XIIe siècle.
Les premiers documents écrits possédés sur Cézas datent de 1293. Le village s’appelait à l’époque Saint-Martin de Cézassio, tout près du prieuré de St Pierre les Liens de Cambon-Bone (Cambo).  A la fin du XIIIe siècle le prieuré St Martin (Cézas) et St  Pierre (Cambo village voisin) sont réunis.
1560-1598, pendant les guerres de religions l’église fut abandonnée pendant une quarantaine d’année, les protestants gouvernant la région.
1611-1613, l’église est restaurée.
1621-1623, lors des guerres de Rohan la région passe aux mains des protestants et en 1625 l’église est à nouveau endommagée probablement en 1625 en représailles par des protestants.
A partir de 1629 les restaurations de l’église commencent, la voute proviendrait de cette restauration, terminée en 1638.
En 1685 malgré la politique des autorités civiles qui consiste à implanter le maximum de catholiques dans le gard appliquant la politique anti protestante de la royauté la moitié de la population de Cézas et la totalité de celle de Cambo sont protestantes. A cette date avec la révocation de l’édit de Nantes, la répression s’abat  avec l’abjuration des protestants de Cézas et de Cambo sous contrainte des dragonades et impôts (les frais des troupes et de la construction du fort de St Hyppolite leurs sont imputés).
1702-1713, Guerre des camisards, dans la nuit du 4 au 5 avril 1703 le prieuré est attaqué par les camisards, l’église est endommagée, son mobilier brulé, le presbytère est brulé lui aussi. Le 25 aout 1706 le prieur de Cézas est assassiné par un camisad. Le prieuré est restauré à partir de 1720.
1796, le Presbytère est vendu comme bien national, l’église reste bien public
1802, restauration officielle du culte et en 1820 Cézas est à nouveau érigé en paroisse.

 

Au XIX e siècle, la majorité des paroissiens trouvent l’église mal commode car trop éloignée, l’abandon du prieuré va être progressif. Renonçant à racheter l’ancien presbytère du prieuré le conseil municipal de Cézas va en construire un dans le bas du village de Cézas ainsi qu’un chapelle, qui deviendra église de Cézas, consacrée en 1867.
Les habitants de Cézas ont continué à entretenir l’église du prieuré, l’ancien presbytère devient hangar agricole et tombe en ruine au XXe siècle.
Le centre de la vie sociale
Le prieuré a été le centre de la vie sociale pendant des siècles. C’est là que tous les actes de la vie sont scellés, baptêmes, mariages, sépultures.


L 'association

Historique de la restauration de 1986 à 2014

 

1986 Fondation de l’association, loi 1901, Asphodèle le Prieuré St Martin de Cézas par Michel PROUST, dont  l’objectif est de réhabiliter et animer le Prieuré.
Etat des lieux :
Abandonnée depuis 1869, l’église a été pillée, portes fenêtres, cloche tout a disparu. Il en est de même du presbytère et partout la nature et la végétation ont repris leurs droits.
1986/1992 Collecte des documents historiques et contacts avec les diverses administrations propriétaires des lieux: ONF, commune

Maurice Yves CASTANIER étant maire de SUMENE, Bernard DE CROZEFON, président de l’association, signe un bail emphytéotique (99 ans pour un franc symbolique) qui octroie à l’association la chapelle, le presbytère et les terrasses attenantes. Un groupe de bénévoles sous la conduite d’élèves architectes entreprend une première remise en état : Rénovation du four, nettoyage des citernes, déblaiement, réfection des murs des terrasses, porte provisoire de la chapelle. François GRACY, vice-président,  élabore les dossiers qui permettent  au bureau de l’association de lancer les démarches pour l’obtention de fonds nécessaires pour entreprendre les premiers travaux, fonds trouvés auprès du Conseil Général du Gard présidé par Damien ALARY, grâce à l’action de Jean BARRAL  alors conseiller général.
1997 EDF raccorde gratuitement le Prieuré au réseau.
1998 le PPE, Plan Patrimoine Emploi financé par le Conseil Général, la DRAC, le SIVOM du canton de SUMENE et la municipalité de SUMENE prend en charge le gros travaux suivants : en 1999, réfection des murs d’enceinte, réfection de la toiture en lauzes, réfection du sol et décroutage des murs de l’église; en 2000 murs, linteaux, fenêtres de la façade sud du presbytère, électrification de la chapelle, portail de l’église.
En 2001, André BONIFAY, président lance l’animation estivale du Prieuré avec concerts, conférences et expositions.
2003/2007, élaborations de dossiers pour la recherche de nouveaux partenaires et financements.
2007/2009, travaux sur le presbytère, charpente, couverture, fenêtres, porte d’entrée et zinguerie.
2010, remontage de murs, création d’un escalier d’accès coté nord, installation de toilettes sèches.
2011, enduits intérieur des murs de la salle presbytérale, et réfection du sol.
2012/2013 remontage de murs effondrés lors de fortes pluies sur les terrasses sud.
2014 Roger ALEGRE devient président , les saisons d’animations estivales ont toujours un certain succés.
L’installation d’une pompe permet de puiser l’eau dans la citerne.

Hiver 2014/2015, rénovation des salles annexes à la salle presbytérale et pose d’un dallage pierre sur la terrasse de cette salle.

 

 

Partenaires


Le Bureau

Président : Roger Alègre

Vice-président : Thierry Trabut

Trésorier : Jean Pierre Bonnifay

Secrétaire : Jean Claude Leboucher

Secrétaire adjointe: Jacqueline Appell

 

1993/1995 Relevés des lieux, plans des bâtiments, inventaire des travaux

Situation Géographique